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billet d'humeur

travailler plus ensemble et aujourd'hui comme hier auprès de ceux qui gagnent le moins (14/05/2007)

Pour nous, travailleurs sociaux de France, et surtout pour tous les citoyens handicapés, en difficultés sociales, parents, jeunes adultes, adolescents ou enfants auprès desquels nous intervenons, que retenir de la période électorale que nous venons de vivre? Nous n'avons jamais entendu parler de travail social ou d'intervention sociale au cours de cette campagne. Comme si les dizaines de milliers de mineurs en danger accompagnés en milieu ouvert ou accueillis dans les dispositifs de protection de l'enfance n'existaient pas. Comme si tout le territoire national n'était pas maillé dans ses zones de difficultés socio-économique les plus importantes, par des équipes de prévention spécialisée, comme si la PMI, les services sociaux scolaires, les services sociaux polyvalents n'existaient pas, comme si tout cela n'était qu'un inutile voire nuisible assistanat. Ségolène ROYAL et Nicolas SARKOZY ont ensemble affirmé leur rejet de l'assistanat. Mais que signifie l'ignorance intentionnelle que ces 2 candidats ont pratiqué vis à vis de l'importance capitale des politiques d'assistance pour la survie matérielle, économique, sociale, psychique, affective, de centaines de milliers de français ? Que signifie la confusion entrenue entre ASSISTANCE et ASSISTANAT? Elle signifie une volonté politique : celle qui consiste à jeter le bébé avec l'eau du bain. Qui d'entre nous ignore encore que depuis 1945 les politiques d'assistance ont cru selon une courbe de développement parallèle à celle de la protection sociale(1) Qui d'entre nous ne peut se douter que nous trouvons donc face à une approche politique qui place les questions sécuritaires devant si ce n'est à la place de la régulation des problèmes sociaux tant pour la protection sociale que pour les politiques d'assisance? Pense-t-on sérieusement pouvoir régler la Question sociale au 21ème de manière encore plus rétrograde qu'au 19ème? On le croirait. Les 2 principaux protagonistes de l'élection présidentielle ont, la plupart du temps sans le nommer, résumé leurs orientation par leur position sur l'évolution du RMI qui, là aussi semble étrangement proche: "obligation d'activité" pour SARKOZY et "Donnant donnant" pour ROYAL. Il y a là une scandaleuse élipse, un dénit insupportable qui met en cause les fondements même du pacte républicain depuis son émergence fragile à la fin du 19ème siecle. Car c'est bien l'idée d'une dette de la nation face aux inégalités de condition à la naissance qui est au fondement de l'idée du droit social. C'est bien l'idée d'une dette de la société envers les plus inégaux à la naissance, d'une responsabilité de la société sans faute des plus pauvres qui est au fondement du droit social. C'est cette idée qui est largement à l'origine de l'instruction publique obligatoire, du droit de l'assistance, de la protection sociale avec les premières lois sur les accidents du travail, puis de la couverture contre les grands risques sociaux (accident, maladie, vieillesse, chômage). Non, nous n'avons entendu parler que de la revendication d'être celui ou celle qui aura fait une place dans l'école pour tous les enfants handicapés (facile manière d'éluder la difficile question des moyens d'une intégration modulable), ou du reproche de ne pas avoir développé assez de centres éducatifs fermés (ou renforcés, Royal a toujours maintenu l'ambiguité), de confier à l'armée les adolescents difficiles ou de leurs appliquer le droit pénal des adultes. J'ai honte à ma France politique, et je me sens à mon niveau, je veux dire à mon niveau d'exercice professionnel, aujourd'hui comme hier, responsable de ne pas laisser dire et faire ça n'importe comment contre l'éthique de mon métier et  contre les fondements philosophiques et historiques du travail social et de l'intervention sociale. Et savez vous quoi? Je ne me sens pas ni fragile, ni seul parce que suis sûr que nous sommes des milliers, éducateurs, Assistants sociaux, animateurs, chefs de service, directeurs, dans le secteur associatif comme dans le secteur public, qui allons le montrer dans tous nos espaces d'exercice de nos responsabilités professionnelles, dans tous les espaces institutionnels que nous partageons. En fait, même si cela ne s'entend pas à la Télé, nous sommes plus de  600 000. A bientôt donc de nous rencontrer. Effectivement, nous allons travailler plus. Ensemble et aujourd"hui comme hier auprès de ceux qui gagnent le moins. Au plaisir donc de nos prochaines rencontres de travail.

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bouleversifiant (12/05/2007)

Il est urgent que les travailleurs sociaux et les élus locaux se rencontrent et travaillent ensemble. Pourquoi? Parce qu'il est indispensable de s'organiser dans la réalité par rapport à l'application de l'obligation de signalement. Quelles sont vos statégies actuelles? Comment se positionne votre institution? Le débat est ouvert: on attend vos contibutions.

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l'évolution du droit pénal des mineurs : un surarmement (28/01/2007)

à l'occasion d'une journée d'étude sur la question des violences urbaines organisée à l'IFRAMES La Classerie jeudi dernier, j'ai mieux compris un phénomène intéressant qui est en train de se passer en matière de droit pénal des mineurs:

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